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lundi 16 mai 2016

Le Maki de Mayotte


Le Maki de Mayotte, appelé aussi Ancoumba en kiboushi ou Comba en shimaoré, est un primate lémuriforme vivant en groupe composé de quatre à dix individus. Actif de nuit comme de jour, il se nourrit de fruits, de feuilles et de fleurs.

Animal social, le Maki communique par des cris différenciés, enterre ses morts (ou tout au moins les recouvre de terre ou de feuilles)  et ne présente aucune agressivité naturelle.

Le Maki passe la majorité de son temps dans les arbres et ne descend que pour boire de l'eau ou pour chercher un morceau de fruit tombé à terre. Pendant la saison sèche, le manque de fruits le pousse à entrer dans les habitations pour chercher de la nourriture et il ne craint pas de passer sur les fils électriques pour s'approcher.

Sous la pression de l’homme sur leur habitat naturel, les lémuriens quittent peu à peu les zones forestières pour occuper les champs où ils peuvent trouver facilement de la nourriture rentant directement en concurrence avec les agriculteurs. Bien que protégés par la convention de Washington et par l’arrêté préfectoral n° 347 du 7 août 2000, fixant la liste des espèces protégées à Mayotte, le Maki est en voie de disparition. En un peu moins de 30 ans, la population a perdu plus de la moitié de ses effectifs.


Les tortues



Le lagon de Mayotte est fréquenté tout au long de l'année par deux espèces de tortues marines :

  • La tortue verte (Chelonia mydas), herbivore, se nourrit d'algues et d'herbes marines qui poussent sur le platier.
  • La tortue à écailles ou imbriquée (Eretmochelys imbricata), omnivore, se nourrit de crabes, d'étoiles de mer, d'éponges, de corail, de méduses ou d'algues...

Elles sont faciles à distinguer: la tortue verte est la plus grande (150 cm pour les plus imposantes) et plus lourde (250 kg), avec un bec rond, tandis que la tortue imbriquée, plus petite (environ 1 m pour 130 kg) a un bec crochu.

L’observation la moins perturbatrice pour la tortue s’effectue de dos à une distance d’au moins 4 mètres (cette distance varie selon les individus observés). L’approche doit s’effectuer très lentement avec des mouvements très souples et des attitudes passives, il faut se faire remarquer par la tortue, sans la surprendre, il ne faut en aucun cas attenter des actions directes sur l’animal. La tortue peut ainsi s’habituer tranquillement à la présence de l’observateur et supporter cette présence pendant plusieurs heures. Après quelques minutes, la tortue se méfie de moins en moins et adopte un comportement quasi naturel. L’attention de la tortue sur l’observateur se refocalise lors de la reprise d’air, il est alors judicieux de se reculer un peu pour lui permettre de respirer.




Liens externes


Association Oulanga na Nyamba : https://oulangananyamba.com/
DDAF (Direction départementale de l’agriculture et de la forêt) : Les tortues marines de Mayotte